1. Marie-Aude
    Marie-Aude
    at /

    Cela m’amuse beaucoup de lire ici les mêmes arguments que ceux entendus au Maroc, chez mes neveux et nièces.
    Ce serait donc, finalement, un « problème de génération » ?

    Ce qui me choque dans cette réflexion, c’est :
    – le lien entre culture et argent, à deux niveaux, il faut de l’argent pour se cultiver, et la culture serait synonyme de richesse ?
    – le côté « on n’est pas aidé ».

    D’abord la nécessité de payer pour la culture… quand je me souviens de mes vingt ans, je trouve cette récrimination aberrante.
    Même si les jours gratuits dans les musées sont remplis, il existe des tas d’activités culturelles gratuites, surtout sur la région parisienne. En cherchant un peu (un pariscope ça doit encore exister, non ?) il y a des tas d’expos gratuites (par exemples toutes les galeries d’art, les vernissages, où on rencontre des gens prêts à échanger), des concerts gratuits (je me souviens de ceux du centre culturel suédois).

    Et surtout il existe un outil fantastique, pour tout apprendre gratos, c’est internet.
    Entre les sites « didactifs », les sites de passionnés, Google Books, les ebooks du domaine public, les blogs, il y a des centaines, des milliers de sources de savoir entièrement gratuites.

    Qu’on peut parcourir au gré de ses envies.
    Parce que c’est ça la deuxième chose : la culture n’est pas un programme scolaire, la culture c’est ce qui nous intéresse personnellement, ce qu’on a envie de savoir, pas parce qu’il le « faut », mais par curiosité ou par goût.

    Ce n’est pas le boulot d’un prof d’IUT de donner cela. C’était le boulot d’un prof de collège et de lycée de donner un canevas de base, un savoir minimum qui permet de mettre les choses en place, de comprendre le comment et le pourquoi des textes, des oeuvres essentielles. Mais après ça…

    Un « guide » de ce qu’il « faut savoir » ?
    Lagarde et Michard en littérature, un bon bouquin d’histoire pour l’histoire et l’histoire de l’art (en plus le Lagarde et Michard faisait des incursions dans ce domaine), une recherche Google à côté, et voilà… Un niveau bac (mais un vrai, un réel, c’est à dire un qui a assimilé les programmes d’histoire, géo, français, philo) c’est sans doute ça le « minimum culturel »

    En venant en cours vous n’êtes pas censés vous cultiver. Vous êtes censés acquérir un savoir professionnel. C’est même la qualité des IUT. La culture c’est « tout le reste ». Ce tout le reste, il est aussi représentatif de ce qui intéresse chaque personne. De l’envie qu’elle a de comprendre le monde en général.

    Sinon pour un programme « scolaire » pour la culture, il y a les copies de culture générale à Sciences Po 🙂

  2. Marie-Aude
    Marie-Aude
    at /

    La culture ce n’est pas « la pub ».

    C’est justement ce qui est en dehors de ton domaine. Si tu restes dans ton domaine, tu restes un « technicien ». Si tu vas au delà, tu te cultives.

    Ensuite, je doute fortement (ou alors les IUT ce n’est pas si bien que ça et peut être il faut les supprimer), que tu ne sois pas guidé, que tu n’aies pas eu une bibliographie de tes profs, qu’on ne t’ai pas conseillé la lecture des journaux, etc.

    Quand tu parles des livres sur la Pub, des manifestations, et de leur prix, j’aurais tendance à dire « bienvenue dans le monde capitaliste », c’est comme ça le monde de l’entreprise.
    Maintenant c’est aussi chez chacun une question de choix personnels.

    Soirées, fringues, cigarettes, Nancy, Expos, etc… quand j’ai fait mes études j’étais plutôt fauchée, j’avais des copains qui l’étaient encore plus que moi, notamment des boursiers. Bon, chacun faisait ses choix. Les études que tu as choisies ont un certain axe, et ce n’est pas celui du gratuit. C’est normal que cela se retrouve dans le prix des manifestations.

    Mais encore une fois, il y a d’autres sources, j’ai du mal à croire que les bibliothèques universitaires soient vides (en revanche qu’il faille se lever très tôt pour pouvoir avoir certains livres, c’est sûr…), le design c’est aussi les musées, bref « y’a des moyens »

    « Nous passons à coté de tellement de choses, il ne faut pas oublier qu’en tant qu’étudiant il faut nous canaliser un peu et nous montrer la(les) voie(s) sinon on fait le plus souvent au plus simple > loisirs, fêtes, farniente… »

    Ah non ça c’était le lycée 🙂

  3. Marie
    Marie
    at /

    bonjour!

    Et bien c’est une vieille prof de l’ancienne génération qui prend le clavier à 10 doigts.
    J’ai pu constater avec effroi le faible niveau culturel de mes élèves et je fais partie de ces vilaines choses qui reprochent à ces bambins leur soi disant inculture.

    Certes, internet est un outil magique…. à condition de posséder une connexion et un truc appelé ordinateur, ce qui n’est pas donné à tout le monde!
    Nombre de villes permettent un acces relativement facile, mais j’ai pu constater qu’hélas c’était loin d’être le cas de toutes les municipalités, il faut reconnaitre que les municipalités de gauche font souvent plus pour leurs administrés que celles de droite ( cela est non pas de la politique, mais hélas du vécu!)

    Et enfin, notre chère éducation nationale! J’enseigne à des bambins qui ont entre 16 et 22 ans et malheureusement ils ont rarement été amenés à regarder plus loin que le bout de leurs cours. Certes nous, professeurs, nous devons leur enseigner un savoir, a priori dans un certain domaine, mais n’est il pas de notre devoir d’adulte de leur enseigner également la culture par le biais de la curiosité d’esprit?
    Ne sommes nous pas souvent souvent responsables de cette étroitesse d’esprit qui caractérise nos jeunes? Leur apprend on à réflechir, à mettre en contexte, à aller plus loin dans la reflexion, à mettre en parallèle une periode historique avec l’Histoire, la Littérature et l’Art qui correspond à cette période?

    Aucun de mes enfants n’a jamais eu ce type d’attitude venant de ses profs et cela m’a toujours désolée. Je constate qu’aujourd’hui il en est toujours de meme. Nous savons que tous les enfants n’ont pas les memes chances en fonction du milieu social dont ils viennent certains s’en sortent seuls et c’est génial, mais les autres, c’est aussi à nous les vieux de leur faire passer ces messages culturels, ces différences, bref cette ouverture d’esprit qui fera qu’ils seront à meme d’apprecier ou non des oeuvres, quelles qu’elles soient, mais surtout de dire pourquoi, de comparer et enfin de faire des choix, d’avoir ces outils de comparaison pour choisir et peaufiner leur gouts de facon vraiment personnelle et non pas parce que c’est la mode ou parce que tout le monde pense que.

  4. Moncol
    Moncol
    at /

    je realise actuellement un memoire sur le rapport des jeunes à la culture en cherchant des auteurs sur le role didactique de la culture je susi tombée sur ton site. si ça t’interesse hesties pas à me contacter

Laisser une réponse